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F Le plus connu de ces acronymes est le S.O.S. utilisé comme nom mnémotechnique. SOS signifie « Save Our Ship » « Save Our Souls » ou « Send Out Succour ». Cette interprétation en code Morse du signal de détresse et de demande d'assistance immédiate fut signée à la convention de Berlin le 3 novembre 1906. Elle se résume en 3 coups courts + 3 coups longs + 3 coups courts, (Attention lettre unique sans intervalle « interlettre »).

· · · — — — · · ·

F En radiotélégraphie, ce signal est en principe envoyé sur une fréquence internationale de détresse, à savoir 500 kHz ou de 8 364 kHz.

 SOS

F Le signal peut être transmis de différentes manières : Par signal radiotélégraphique, par signaux lumineux ou sonores – pour les navires (Lampe Aldis, sifflet), les aéronefs (feux d'atterrissage), les alpinistes (miroir réfléchissant la lumière du Soleil, lampe de poche lorsqu'il fait nuit, sifflet) en situation de détresse. Ce signal a en effet l'avantage d'être facile à transmettre avec divers moyens souvent simples, et d'avoir une bien plus grande portée que la voix seule.

F Le SOS fut utilisé peu après (en conjonction avec le signal CQD), pour l'une des premières fois, par les opérateurs radios du paquebot Titanic, lorsque ce dernier heurta un iceberg le 14 avril 1912. Un des films consacrés à l'histoire du paquebot s'appelle d'ailleurs S.O.S. Titanic.

Il est recommandé aux personnes en situation de détresse (blessés, survivants d'un crash aérien, naufrage…) de se signaler en transmettant le signal spécifique SOS plutôt que n'importe quel autre qui pourrait, selon les circonstances, ne pas être interprété comme un appel à l'aide. Il est interdit d'émettre ce signal lorsque la situation ne l'exige pas.
  • BUG IN ou BUGGING IN : « Se retrancher dans son habitation pour s’isoler d’un événement dommageable »
  • BUG OUT ou BUGGING OUT : « évacuer, fuir sa résidence ». L’expression de « bug-out » possède quand même une connotation de gravité de la situation. Établir un protocole de bug-out, c’est envisager le fait d’abandonner son habitation, mais sans avoir la certitude d’y retourner un jour. Le bug-out est une évacuation d’urgence, prévue ou non, qui consiste à partir avec le strict minimum.
  • EDC – Everyday Carry : « C’est le matériel minimum que je porte sur moi tous les jours, pour subvenir aux principales priorités à établir, suite à une sortie de la normalité. » L’EDC le plus classique se compose des 5 C, d’un téléphone portable, de vos papiers d’identité... On peut ensuite le compléter par une lampe, un stylo, un multitools, des pansements, une solution désinfectante, des purificateurs d’eau, …
  • EDV – Everyday Vehicle : L’EDV est à la voiture ce que l’EDC est au piéton. Un EDV est généralement plus complet qu’un EDC. Prévoyez donc une panoplie d’objets utiles (voire indispensables) pour pouvoir survivre dans votre voiture, sans oublier la mécanique (pince batterie, corde, huile, liquide de refroidissement, outils…) et les priorités humaines (couverture, eau, nourriture, soins, éclairage, communication…).
  • BOB – Bug Out Bag : « Sac d’évacuation en cas de danger ». Le sac d’évacuation autonome conventionnel doit pouvoir subvenir à vos besoins durant 72 heures. Un BOB doit vous permettre de vous nourrir, de vous hydrater, de vous soigner, de vous abriter, de vous réchauffer… En bref, de survivre sans aide. C’est un kit complet, indispensable et très utile qu’il faut préparer avec soins.
  • BIB – Bug In Bag : « Sac de confinement » Le BIB est un module qui vous permet, au même titre que le BoB d’être autonome durant 72h. La seule différence, c’est que cette fois vous serez en situation de « Bug-In », c’est à dire de confinement dans votre habitation. Le BIB est généralement un ensemble d’objets et de provisions qui vous seront utiles en cas de confinement forcé ou volontaire, parfois sans eau et sans électricité.
  • BOV – Bug Out Vehicule : « Véhicule d’évacuation d’urgence ». Proche de l’EDV, ce concept nous est importé des USA où le moindre déplacement peut durer des heures. Le BOV est un véhicule dédié à l’évacuation, avec une autonomie de carburant qui permet de couvrir un maximum de distance. Aux États-Unis, il s’agit souvent d’un 4×4 ou d’un gros véhicule pouvant évacuer, rapidement et sans danger, plusieurs personnes et l’équipement nécessaire à leur survie.
  • GHB – Get Home Bag : « Sac de retour à la maison ». Ce sac permet d’être opérationnel le plus rapidement possible après un retour à son domicile, suite à une évacuation ou lorsqu’une catastrophe à eu lieu durant une absence. À mi-chemin entre l’EDC et le BOB, ce kit moins conséquent doit vous permettre de survivre 24h environ. La portée d’action du GHB peut être plus ou moins grande et ce kit peut servir sur la route du retour ou à votre arrivée au domicile.

SOLUTION DE REPLI

  • BAD : Base autonome et durable, la BAD, c’est votre lieu de votre repli en cas de force majeure. Cette retraite, souvent secrète, abrite de quoi vous maintenir en vie pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, voire pendant plusieurs années (certains preppers, survivalistes ou résilients considèrent l’année comme l’unité de mesure minimale en matière de BAD). Cette base de repli doit être « autonome et durable » ce qui veut dire qu’elle doit pouvoir se passer de toute aide extérieure, notamment pour tout ce qui touche à la nourriture, à l’énergie, aux les soins, à l’eau... Cette place forte doit être située sur un point stratégique et pensée sur le long terme. Une BAD est synonyme de durabilité, de défense, d’autonomie et de résilience.
  • BOL – Bug Out Location : Moins durable et moins définitif que la BAD, le Bug Out Location est une zone de repli pour une courte durée en cas de Bug Out. Peut se combiner ou servir d’alternative avec le BoB.

MATÉRIEL

  • MBR – Main battle rifle : Arme de défense ou de combat principale du survivaliste. Choisie en fonction de son utilisation et de sa fiabilité.
  • OHW- Off-hand weapon : Arme secondaire, deuxième arme du survivaliste, peut être une hache ou une machette par exemple.

AUTRES

  • TEOTWAWKI : The End of the World as We Know It, la cause de tout ces préparatifs…
  • OTG – OFF THE GRID : « hors réseau » ou « hors des cases ».
  • Si vous êtes OTG, cela signifie que vous vivez en autarcie, hors du monde. Souvent volontaires, ceux qui vivent OFF THE GRID sont autosuffisants et ne dépendent plus de la société.
  • SHTF – Shit Hits The Fan : « Y’a de la m*rde dans le ventilo ! » Expression qui signifie qu’il est plus que le bon moment pour déclencher son plan d’évacuation et se mettre en position de survie.
  • WROL – Without Rule of Law : « Sans l’ordre et la loi ». Situation d’effondrement du système politique, social, économique. Dès qu’une situation de WROL est déclarée, il n’existe plus que la loi du plus fort…
  • ...

Merci à nopanic.fr

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Récemment j’ai lu un article-conseil sur un blog de krav maga conventionnel qui recommandait de courir très vite en cas d’attaque de chien ! C’est affligeant de lire autant d’inepties ! Personnellement, je suis tombé deux fois nez à nez avec une meute de chien en pleine nature. Une fois en Serbie, l’autre en Ukraine. Inutile de vous que la gestion du stress et les connaissances acquises en amont furent mises en pratique dans l’instant présent (Conseils prodigués par des instructeurs canins). Je m’en suis bien sorti, avec une belle trouille ! A noter que la meute rencontrée la veille revint au même endroit le lendemain. Sans aucune forme de procès, le « chef » de celle-ci fut abattu de plusieurs balles de pistolet tirées par un montagnard Serbe. En Ukraine, notre groupe emmené par le Lieutenant-Colonel Maksimtsov tomba en pleine forêt face à un colosse canin prêt à déchiqueter le premier intrus. Chargé de garder la propriété, ce chien était retenu par une longe qui coulissait sur un filin en acier long de 50 mètres. L’animal était volontairement nourri que deux fois par semaine. Inutile de vous dire la suite de l’histoire pour l’heureux élu qui aurai décidé de passer outre l’interdiction. Si les manières employées par les autochtones peuvent choquer l’esprit d’un occidental, il serait idiot de juger autrui dans un pays aux « habitudes » différentes des nôtres. Nulle chose n’est compréhensible que par son histoire !

Sachez que si la pression/force de la mâchoire d’un homme est de 18 kg au cm2, elle serait de 70kg /cm2 pour un chien (type berger Allemand) et de 150kg /cm2 pour le loup (Source : http://www.ecole-de-chiot.fr/article-detail.php?rub=10&art=2669). Autant vous dire que jouer les Rambo ne sert strictement à rien. Mieux vaut avoir des connaissances en amont car nul n’est à l’abri d’un imprévu en aval. Alors que faire si un jour vous êtes confronté à un chien agressif ? Nous avons déjà abordé les principales priorités dans une newsletter précédente. Voici d’autres conseils recueillis sur l’excellent site de Protegor (http://www.protegor.net/blog).

« Les réactions d’un chien dépendent avant tout de sa sociabilisation (ou pas), puis de son entraînement à la défense/attaque. La sociabilisation du chien s’acquiert dans ses premiers mois, avec sa mère, ses frères et soeurs. S’il a été isolé trop tôt, il n’aura pas appris pas à respecter la hiérarchie entre chiens. Le chien est un animal grégaire et il a besoin de contacts avec les individus de son espèce comme avec les humains, plus il en a, plus il sera à l’aise dans la vie quotidienne. Le chien où il se trouve défendra son chez lui et dans ce cadre la race n’est pas importante car tout chien peut s’opposer à l’entrée d’un individu dans son espace ou à la présence d’un tiers trop proche lorsqu’il est à coté de son maître. D’où l’utilité d’une sonnette à l’entrée d’une habitation et/ou de solliciter auprès de son maître l’accord de s’approcher. Pour nous aider à comprendre le « caninois » (car le chien est un livre ouvert), il y a des indices simples à interpréter :

Aboiement : s’il est franc direct pas de souci le chien se sent bien. S’il y a grognements, cela pose problème car le chien indique qu’il peut attaquer si vous approchez trop près.

Rictus des babines : il accompagne souvent les grognements et là c’est une alerte de danger pour vous car vous êtes rentré dans son espace donc Stop !

Oreilles : pour les chiens à oreilles droites c’est plus lisible car elles sont bien droites s’il n’y aucune animosité, par contre si elles sont baissées en arrière c’est le signe qu’il va attaquer si vous persistez !

Queue : portée haute ou à moitié dans la continuité de la colonne vertébrale, le chien n’est pas préoccupé par vous. Si le chien a sa queue entre les pattes, il a peur et selon votre réaction il vous attaquera !

Poils le long de la colonne vertébrale : Si hérissés, il a peur et/ou bien vous représentez une menace, il y a risque pour vous ! chien est en position d’attaque… donc prudence !

Comment agir face à un chien prêt à attaque ?

Reculez doucement sans précipitation : Ne pas regarder le chien dans les yeux car il prendrait cela comme une menace.

Parler doucement avec des paroles rassurantes et vous « baisser » rétrogradera l’émotion du chien

L’astuce d’avoir quelques croquettes sur soi et lui donner sans les lancer (tout geste brusque est prohibé !) fonctionne s’il se calme et ne vous montre plus aucune agressivité, restez toujours assis en lui parlant doucement et laissez vous sentir cela l’apaisera, il constatera que vous avez aucune antipathie à son égard. Vous pourrez partir doucement mais en le regardant discrètement à 360° (pas dans les yeux) et sortir de son espace...

Dans certaines circonstances, la solution plus pertinente serait un bâton ou un parapluie pour faire barrage et garder la distance et éloigner l’animal. Il existe d’autres mesures (poivre…) mais débouchant à un pire jeu « quitte ou double » et amenant parfois le chien à s’exciter encore plus. D’où mes solutions douces et apaisantes pour les 2 partenaires de rencontre…

Parfois si le chien est plus difficile je mime le chiot cherchant à jouer et ça marche car mon « interlocuteur » devient mon complice ou bien s’éloigne avec dédain.

Comment mimer un chiot qui cherche à jouer ?

Quand 2 chiens se rencontrent dont l’un est plus jeune, ce dernier va baisser ses pattes et son poitrail et relever son arrière-train, queue battant l’air : il s’agit d’un signe amical et une invitation à jouer. Son compagnon de rencontre lui répondra favorablement ou bien s’en détachera sans lui apporter aucune agressivité.

Pour l’humain, il s’agit de se baisser à la verticale. Je précise « à la verticale » car il ne s’agit pas de se courber le dos devant le chien car pour lui il peut interpréter cela en une tentative de notre part de le couvrir et il peut prendre peur et attaquer à ce moment. Donc se baisser puis avec les bras et les mains, s’incliner vers l’avant comme pour mettre « nos pattes » vers les siennes sans le regarder fixement. Ne PAS prendre ses pattes dans nos mains !

Pour tester cette invitation à jouer, faîtes le en premier avec votre chien. Avec le votre, vous pouvez toucher ses pattes avec vos mains sans lui retenir car c’est VOTRE chien et il n’interprétera pas cela comme une tentative de l’attraper.

- Ne pas caresser un animal inconnu sans avoir l’accord de son maître…car qui mieux le connait que son propriétaire !

- Ne pas caresser un chien inconnu en passant par dessus sa tête car cela l’oblige à retourner les yeux…et à ne plus voir la suite.

- Ne pas vouloir l’attraper, ne pas l’acculer.

- Toujours se baisser/s’agenouiller ça permet de se mettre à son niveau et réduire la tension

- Ne pas l’importuner quand il mange, quand il boit, il se repose et dort.

- Toujours être présent avec le couple chien et enfant... »

A suivre

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Marc vous propose les premiers gestes et les premières postures à suivre pour signaler un accident. Chacun(e) est censé(e) de connaître les 4 priorités à suivre.

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Pour commencer il faut allumer ses feux de détresse dès que l'on aperçoit un accident et ralentir. Il faut alors se garer après l'accident (pour éviter de se faire soit même emboutir) de préférence. Il faut ensuite faire sortir tous les passagers (non blessés) des véhicules et les mettre en sécurité (derrière les glissières de sécurité par exemple).

De part et d'autre de l'accident il faut prévenir les autres automobilistes à 150 ou 200m pour les faire ralentir avec ce qu'on trouvera (triangle de pré-signalisation, lampe, chiffon ou linge clair...). S’il s'agit d'un virage on se placera à l'entrée du virage. On éloigne les témoins s’il y a danger, on coupe le contact (clé de contact au minimum et batterie si cela est facile et sans danger), on interdit de fumer (à cause de l'essence et de l'huile).

Bien sur il faudra également prévenir les secours (15 samu, 17 police, 18 pompiers ou 112 numéro d'alerte européen) et leur donner les éléments suivants :

- numéro de téléphone ou de borne d'alerte sur la route

- nature du problème

- risques éventuels

- localisation très précise de l'événement

- nombre de personnes concernées

- appréciation de la gravité de l'état de chaque victime

- premières mesures prises et gestes effectués

Avant de raccrocher il faut toujours attendre que son interlocuteur le propose afin de ne pas oublier de donner des informations utiles aux secours. On reste évidemment sur place en donnant les premiers secours s'il n'y a pas de danger et en attendant l'arrivée des secours… »

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Arnaques les plus présentes en ce moment, marques les plus usurpées… Le site Signal-Arnaques détaille toutes les escroqueries dont il faut se méfier. Présentation. 

Les arnaques se font de plus en plus nombreuses. Pour les connaître et ne plus se faire avoir, un site a décidé de les recenser. Signal-Arnaques, c’est son nom, est une plateforme permettant en effet de signaler les escroqueries qui sévissent en ce moment afin de permettre aux internautes de les éviter. "Grâce à plusieurs milliers de signalements d'internautes, ce site permet d'identifier aisément les mails, numéros de téléphone ou encore les sites internet frauduleux", annonce le site dans un communiqué. Plus de 193 000 arnaques ont déjà été répertoriées. 

Rechercher le mail ou numéro de téléphone

Pour découvrir si l’appel ou le mail que vous avez reçu est frauduleux, il suffit tout simplement d’entrer l’adresse ou le numéro de téléphone dans une barre de recherche prévue par le site. Un guide mis en ligne apporte également des détails sur les différentes arnaques et donne quelques conseils, par exemple pour savoir si un e-mail est une arnaque ou non. Pour en savoir plus sur Signal-Arnaques et découvrir les différentes escroqueries recensées, cliquez sur le lien suivant : http://www.signal-arnaques.com

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Contrairement à la pensée unique « positive », de nombreux observateurs redoutent la capacité à combattre des Djihadistes. Pourtant en Syrie comme sur Internet, le groupe Malhama tactical, issu de la nébuleuse Al-Qaïda, diffuse un savoir-faire militaire pointu. Voici un extrait de l’enquête de Nicolas HÉNIN de Le Point.fr

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« Né au sein de la nébuleuse Al-Qaïda en Syrie, Malhama tactical n’a pris part qu’à quelques combats, notamment les offensives pour briser le siège d’Alep-Est. Son nom : « Malhama tactical ». Ce groupe, qui se définit comme une « société de services et de conseil djihadiste », délivre des messages de formation militaire, sur le terrain, mais aussi au travers de vidéos visibles sur Internet. Malhama tactical fait partie de ces groupes qui contribuent à développer en Syrie un véritable « savoir-faire » djihadiste. Celui-ci va de la diffusion de méthodes de combat venues du monde entier, en passant par les doctrines les plus pointues des armées occidentales jusqu'aux techniques les plus rustiques.

La diffusion large de connaissances militaires pointues par des groupes aguerris et créés par des vétérans d'armées occidentales est la hantise des services antiterroristes. Plusieurs sections de l'organisation État islamique (EI) proposent déjà des formations spécialisées et ont commencé à diffuser via Internet des tutoriels enseignant soit le meurtre au couteau, soit la fabrication de TATP (un explosif puissant, utilisé dans nombre d'attentats récents).

Mais la mouvance Al-Qaïda, dont fait partie Malhama tactical, n'est pas en reste. Sur Internet, le groupe s'affiche largement, avec un compte sur les différents réseaux sociaux, notamment le « Facebook russe » VKontakte, et une chaîne sur la messagerie cryptée Telegram tenue par ses « instructeurs ».

Fondé par un vétéran ouzbek

Basé principalement dans le nord-ouest syrien, dans les provinces de Lattaquié, Alep et Homs, Malhama tactical a été fondé au début de l'année 2016 par un vétéran ouzbek du Vozdouchno-dessantnye voïska, le prestigieux corps des parachutistes russes. Anonyme, ce dernier n'est connu que sous sa kunya, son nom de guerre d'Abou Rofiq.

Malhama Tactical se distingue au sein de la myriade de groupes combattants en Syrie par le fait qu'il combat peu. Il se définit davantage comme une société de consulting en guérilla. Ainsi, il dispense aux autres groupes djihadistes des formations pointues, aussi bien sur le combat de rue ou la progression en milieu confiné que sur les premiers secours de première ligne. Ce dernier thème est particulièrement développé. Les vidéos fournissent à la fois des techniques de secourisme et expliquent également comment constituer des kits médicaux.

La katiba tchétchène Ajnad al-Kavkaz (« soldats du Caucase », dirigée par Abdul-Hakim al-Chichani) a été l'un de leurs clients pour cette formation médicale. La page YouTube de Malhama Tactical se présente autant comme un ensemble de tutoriels que comme un catalogue des formations à choisir. Le groupe dispose d'un armement varié, allant du M16 américain à toutes les variantes d'AKM (Kalachnikovs), en passant par le pistolet tchèque CZ 75 et le fusil d'assaut autrichien Steyr AUG.

Instructeurs sur la ligne de front

Groupe essentiellement russophone, Malhama tactical propage d'abord les méthodes enseignées dans l'armée russe. Il publie notamment un manuel de combats de rue de cette armée. Mais il croise les influences. « Son enseignement du tir n'est pas russe. Il est typique de ce qui se fait dans les armées occidentales », souligne un expert français du renseignement militaire. Le cours sur le maniement du M16 est très complet. Celui sur le lance-grenade antichar portatif RPG-7 est plus classique (il s'agit d'une arme extrêmement répandue dans les insurrections du monde entier).

Malhama tactical est rompu aux techniques de guérilla et à la fabrication d'armement improvisé. Un tutoriel enseigne ainsi comment fabriquer des grenades. La propagation d'un tel savoir-faire, rapide sur les terrains d'insurrection, à un public plus large grâce à Internet, est redoutée par les services. Les connaissances passent ainsi non seulement d'un théâtre à un autre, mais elles peuvent aussi être reprises pour des attaques commises dans un pays occidental.

Né au sein de la nébuleuse Al-Qaïda en Syrie, « Malhama tactical n'a pris part qu'à quelques combats, notamment les offensives pour briser le siège d'Alep-Est en août et en octobre », précise Stéphane Mantoux, historien militaire et observateur attentif du conflit syrien. « Ils n'ont rien publié sur leur page VKontakte entre le 10 juillet et le 5 août, puis de nouveau entre le 7 et le 26 août et devaient être bien occupés, sans doute par la bataille d'Alep à ce moment-là », ajoute-t-il. On voit des photos de leurs membres sur le front au mois d'août à Ramousseh, aux côtés du Jabhat Fatah ash-Sham (successeur du Jabhat al-Nosra, filiale syrienne d'Al-Qaïda). Début septembre, on les retrouve impliqués dans des combats au sud d'Alep aux côtés du Parti islamiste du Turkestan (PIT). Chaque fois, les combattants prennent bien garde à peu s'exposer (ils ne mentionnent d'ailleurs que très peu de pertes sur leurs réseaux sociaux : un tué à Alep fin octobre, un blessé mi-septembre). Même sur la ligne de front, on les voit davantage comme des instructeurs, faisant un travail équivalent de celui des forces spéciales occidentales venant en appui d'un groupe armé.

Scénario cauchemardesque

Le mélange de compétences, entre celles apportées par des soldats d'élite qui ont rejoint les groupes djihadistes et d'apprentissages très pragmatiques d'armes improvisées sur le terrain de guérilla risque de produire des combattants maîtrisant des savoir-faire des armées occidentales mais aussi la rusticité des groupes insurgés, capables de fonctionner avec des moyens de fortune et de se fondre dans le paysage. Un scénario cauchemardesque pour une contre-insurrection, en particulier en vue du passage de l'EI à la clandestinité, une fois qu'il aura perdu son assise territoriale.

L'apparition d'un tel groupe, si elle est inquiétante, ne fait que rendre visible un phénomène qui n'est déjà pas nouveau. L'EI a très vite constitué des cellules de formation spécialisée, privilégiant les anciens militaires de différentes armées, à l'image du Français Abdelilah Himich, vétéran de la Légion étrangère en Afghanistan, qui a rejoint l'EI en 2013 et qui aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles. Et en dehors du Levant, c'est sur des chaînes Telegram gérées depuis la Péninsule arabique que l'on a pu retrouver des manuels d'instruction d'armées occidentales traduits en arabe. Y compris certains de l'armée Française.... »

Sources : Enquête de Nicolas HÉNIN de Le Point.fr.

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